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3. Aléa tsunami en Méditerranée occidentale

Le risque tsunami en Méditerranée occidentale est déterminé par l’exposition des côtes espagnole, marocaine et algérienne à deux différentes zones sismiques - la Mer d'Alboran et la chaîne de l'Atlas au nord-ouest de l’Algérie – par l’élevée densité de la population – principalement en Espagne et Algérie – et par l’importance des infrastructures touristiques côtières en Espagne.

Un récent article intitulé  "risque tsunami dans la côte méditerranéenne occidentale de l’Espagne suite à des événements sismiques" publié par la revue Natural Earth Science, analyse les potentielles sources de tsunami près de la péninsule ibérique et identifie les zone où l’impact du tsunami pourrait être plus grave. La menace tsunami qui incombe sur la côte méditerranéenne de l’Espagne et des îles Baléares a été évalué en examinant 22 possibles sources de tsunami, en dressant les cartes d’élévation maximale des vagues et en calculant le temps de parcours du tsunami à travers la modélisation numérique.

Les cartes régionales d’élévation maximale des vagues pour les sources de tsunami en mer d'Alboran et dans le nord de l’Algérie pour le sud-est de la péninsule ibérique. La nuance des couleurs varie selon à l’élévation maximale des vagues comme montré dans l’échelle des couleurs.

L’article explique que, en général, pour les côtes espagnoles les sources en Algérie du nord représentent un risque majeur par rapport à celles en Mer d'Alboran. Un  tsunami généré en Algérie du nord pourrait frapper les départements d’Almeria et Alicante, notamment les îles de Ibiza et Formentera, probablement avec des importants dommages. Le département d’Almeria est à risque élevé car virtuellement il peut être atteint par les deux (Mer d'Alboran et nord-ouest de l’Algérie.

A propos d’un possible Fukushima méditerranéen, la première conclusion qui peut être tirée par cette étude est que la centrale nucléaire de Vandellòs qui se trouve près de la mer auprès de Téragone repose dans une zone à bas risque tsunami. Quoi que, pour évaluer correctement le risque tsunami au long de la côte de la Catalogne, on devrait évaluer même le scénario du tremblement de terre de 1373 dans la région des Pyrénées Centrales-Catalogne ainsi que le risque qui y est associé pour la ville Barcelone. 
Samedi, 12 Mai 2012
(Articles Généraux)
4. Risque tsunami en France

Une politique attentiste est inacceptable si on considère la haute probabilité de tsunami selon l’étude sur la vulnérabilité aux tsunamis des côtes méditerranéennes françaises, présentée au Senat français afin d’attirer l’attention sur cette question, encourager un engagement plus fort et passer à l’action.

Le rapport classifie les zones source de tsunami les plus dangereuses pour les côtes méditerranéennes françaises – 59 zones sismiques et 20 zones sujettes aux glissements de terrain sous-marins dans la plaque continentale française – simule des événements extrêmes mais possibles qui peuvent générer des tsunamis et identifie les zones du littoral les plus vulnérables.

Six scénarios ont étés choisis en raison de leur élevé potentiel de génération de tsunami. Trois scénarios de tremblements de terre:

Un séisme de magnitude 6,8 avec épicentre à environ 50 km du littoral français dans la Mer de Ligurie. Un séisme de magnitude 6,7 dans le golfe du Lion, à 100 km de Perpignan. Un séisme de magnitude 7,8 situé à 25 km au nord des côtes algériennes

Et trois scénarios de glissements de terrain sous-marins:

Un glissement de terrain à environ 20 km des côtes nord-occidentales de la Corse Un glissement de terrain à environ 50 km de la côtes près de  Perpignan, dans la zone du canyon sous-marin de Lacaze-Hérault Un glissement de terrain situé à environ 25 km au sud-ouest de Nice 

Les simulations de ces 6 scénarios ont indiqué:

La synthèse de ces 6 scénarios a produit une première carte de la côte méditerranéenne française qui montre le niveau estimé de la vulnérabilité au tsunami.

Samedi, 12 Mai 2012
(Articles Généraux)
5. Aléa tsunami en Méditerranée orientale

Selon le projet de recherche  “Evaluation de l'aléa tsunami en Méditerranée de l'est: analyse historique et modélisation sélectionnée” réalisé par le Département des Sciences de la Terre de l’Université de Santa Cruz en Californie, environ un tiers des grands tremblements de terre au long de la faille du Levant, appelée aussi faille de la Mer Morte (DST) ont produit des glissements de terrain sous-marins et par conséquent des tsunamis qui ont dévasté la côte orientale de la Méditerranée. Par conséquent, il est important d’évaluer la probabilité de tremblements de terre en provenance de cette source.

Un examen de l’histoire sismique de la zone et les estimes sur la puissance accumulée dans la DST indiquent “un potentiel éboulement de 3-5 m qui peut être produit par un grand tremblement de terre (M>7). Par conséquent les zones intéressées seraient la Syrie, le Liban et Israël, non seulement pour la possibilité d’un grand tremblement de terre dans l’avenir, mais aussi pour l’élevée probabilité qu’il soit accompagné par un tsunami produit par un effondrement près de la côte quelque minute après la secousse principale”.

La Méditerranée orientale – qui comprend aussi les côtes égyptiennes au long du Delta du Nil, le Sinaï, Israël, le Liban, la Syrie et la Baie de Iskendrun (Alexandretta) dans le sud de la Turquie – se distingue pour son histoire liée aux tsunamis et aux tremblements de terre plutôt longue et détaillée. Les chercheurs ont préparé une liste détaillée de rapports historiques de ce genre d’événements dans cette zone, ont essayé de mettre en relation les tsunamis aux tremblements de terre et d’identifier les possibles futures tsunamis qui pourraient être déclenchés.

Les chercheurs ont conclu que des 20 tsunamis reportés de manière fiable qui ont frappé la côte du Levant, 10 ont été provoqués par des tremblements de terre dans la faille du Levant – une zone sismique près du littoral. Des autres dix tsunamis, huit étaient associés à des sources chypriotes et de l’Arc hellénique, et italiennes. Les deux qui restent ont une source inconnue.

Les observations ont permis aux chercheurs de reconnaitre et modéliser deux mécanismes principaux de génération de tsunamis qui probablement affecteront la région dans l’avenir proche: des glissements de terrain sous-marins produits par un tremblement de terre sur la terre ferme (système DST) et les tremblements de terre sous-marins près des zones sismiques (arcs hellénique et chypriote). On a simulé les scénarios de deux tremblements de terre (Arc chypriote et Pointe de Beyrouth) et “un tremblement de terre associé à un glissement de terrain sous-marin” et cela a permis de conclure que le tsunami causé par le glissement de terrain pourrait produire des vagues de 4-6 m en moyenne alors que la taille des tsunamis engendrés par les tremblements de terre serait moins importante (1-3 m).

Samedi, 12 Mai 2012
(Articles Généraux)
6. L’Arc hellénique et le dévastant tremblement de terre de l’an  365

Plusieurs tsunamis documentés en région Méditerranéenne sont causés par des forts tremblements de terre advenus dans la zone côtière de Crète, une des zones sismiquement plus actives en région euro-méditerranéenne et connue comme le système de la fosse et de l’Arc hellénique occidental (WHA-T). Le tsunami le plus important jamais survenu en mer Méditerranée qui a dévasté Alexandrie d’Egypte et causé des importants dommages même dans les côtes siciliennes et croates, est de 365 et a été provoqué par un tremblement de terre dans la partie occidentale de l’île Crète. Quand est-ce que on devrait s’attendre le prochain fort tsunami en provenance de cette source?

WHA-T commence au nord dans l’île de Zacynthe et termine dans la partie orientale de Crète. Les localités reportées dans la carte ont été associées à des inondations causées par des tsunamis.

Une recherche de l’Institut de Géodynamique, de l’Observatoire National d’Athènes sur ”L'aléa tsunami en mer Méditerranée orientale: les forts tremblements de terre et les tsunamis dans le système de la fosse et de l'Arc hellénique occidental” a collecté les données sur les tremblements de terre et les tsunami survenus dans la zone WHA-T, a examiné la fréquence moyenne de forts tsunamis et a réalisé une évaluation probabiliste de l’aléa tsunami.

Les analyses statistiques ont indiqué que les tsunamis de basse ou modérée intensité se vérifient plutôt fréquemment. Par contre, les tsunamis forts sont rares: la fréquence moyenne des tsunamis dévastateurs comme celui de 365 est de l’ordre de 1277 années.

Les chercheurs affirment qu’en réalité le dernier tsunami de cette intensité est celui survenu dans l’Arc hellénique occidental en 365. Le temps réel écoulé du dernier événement est égal à 1643 années. Par conséquent, la fréquence des tsunamis de grande taille semble être plutôt surestimée par les statistiques et donc n’est pas assez fiable. La recherche conclut que le nombre de tsunamis considéré par l’analyse statistique est très petit ce qui rend les statistiques particulièrement sensibles, notamment pour les événements de grande taille qui ont une fréquence très basse. La conclusion est donc que les grands tsunamis sont pratiquement imprévisibles.
Samedi, 12 Mai 2012
(Articles Généraux)
7. L’aléa tsunami dans le nord de la mer Egée

La Mer Egée méridionale a assisté, en 1630 av. J.-C., au tsunami le plus grand jamais vu dans l’histoire humaine à cause de sa taille importante et son possible impact sur les civilisations de l’Age du Bronze Final comme la civilisation minoenne de l’île de Crète. Il a été provoqué par l’éruption et l’effondrement du volcan de l’île de Santorin.

Selon la recherche “Evaluation de l'aléa tsunami dans le nord de la mer Egée” de l’Institut de Géosciences Appliquées de l’Université des Technologies de Berlin, si on considère les témoignages historiques sur les tsunamis dans les littoraux turcs et grecs, il y a un élevé potentiel de génération de tsunami dans les alentours de la Mer Egée. Les chercheurs ont identifié et cartographié les zones côtières égéennes de la Turquie et de la Grèce qui pourraient être sujettes aux inondations dans l’éventualité d’un tsunamis catastrophique. Les images satellitaires, les données du Modèle Numérique d'Elévation - DEM (Digital Elevation Model) et une base de données SIG ont été utilisées pour indiquer les zones sensibles qui demandent une planification d’urgence adéquate pour les tsunamis.

La recherche a étudié aussi l’impact et la destructivité d’un potentiel tsunami dans les côtes turques et grecques par rapport aux paramètres suivants : a) largeur de la plaque continentale; b) bathymétrie du littoral; c) effets d’une intensité élevée d’énergie; d) topographie côtière; e) rapidité terminale du tsunami et hausse de la taille; f) type d’aménagement du territoire dans la côte affectée- y compris la densité de végétation et des bâtiments.

Le dernier grand tsunami en Méditerranée est survenu dans les îles Cyclades en Mer Egée méridionale le 9 juillet 1956 après un tremblement de terre de magnitude 7,4. La source qu’il a généré était près de Santorin. Un glissement de terrain sous-marin a probablement été le mécanisme déclencheur du tsunami. Des dégâts considérables ont été enregistrés dans les structures portuaires de la zone, dans des grands et petits vaisseaux, dans les terres cultivées et les propriétés, et au moins quatre personnes se sont noyées.

Un autre grand tsunami a été provoqué en mer Egée dans le mois de septembre 1650 pendant l’éruption du Kolumbo, un volcan sous-marin au nord-est de île de Santorin. L’activité volcanique commença le 26 septembre. Pendant une pause d’activité, la mer s’est soulevée, a encerclé l’île et les vagues ont inondé la côte orientale et a emporté des églises, les enceintes, les bateaux, les arbres et les terres cultivées. Dans les côtes orientale et occidentale des îles de Patmos et dans la côte d’Ios, le tsunami a rejoint respectivement les 30 m, les 50 m et les 16 m. Les navires et les bateaux de pêche amarrés à Héracleion, au nord de Crète, furent projetés violemment sur la côte alors que les vaisseaux furent détruits lorsque la vague rejoignit les murs de la ville. Le calme volcanique et séismique qui a précédé le tsunami indique qu’il a été provoqué par des glissements de terrain sous-marins ou par l’écroulement du cône volcanique plutôt que par un fort tremblement de terre ou par une explosion volcanique.

L'étude de l’Université des Technologies de Berlin souhaitait aussi représenter une base pour un futur système d’alerte tsunami et fournir aux gouvernements locaux les recommandations sur les activités de réduction du risque de catastrophe.

Samedi, 12 Mai 2012
(Articles Généraux)
8. L’aléa tsunami en Méditerranée centrale

L'article “Les tsunamis provoqués par les tremblements de terre en Mer Méditerranée: Scénarios de potentielles menaces en Italie du sud” publié en 2008 par le Journal de Recherche Géophysique révèle que la Méditerranée Centrale est exposée à trois potentielles sources de tsunamis liés aux tremblements de terre. Celles-ci sont: le système Tell près des côtes algériennes et tunisiennes capables de générer des tremblements de terre de magnitude supérieurs à 7,0, la pointe de la Mer Tyrrhénienne méridionale capable de déclencher des tremblements de terre de magnitude 7,0 et plus, et l’Arc hellénique qui peut générer des tremblements de terre fréquents et occasionnellement assez importants, de magnitude supérieur au 8 degré.

Carte tectonique du basin Méditerranéen. Les points jaunes indiquent des événements sismiques. Les bandes colorées montrent les zones principales capables de générer des tsunamis qui représentent un aléa significatif pour les villages situés sur le littoral.

Pour chacune des zones source de tsunami examinées, les chercheurs ont simulé des possibles scénarios de tsunamis liés aux tremblements de terre et ont préparé les cartes de l’hauteur des vagues et du temps de parcours du tsunami.

Research results indicate that the greatest threat to central Mediterranean European and African coasts would come from earthquakes along the Hellenic Arc source zone. Waves with average maximum height of 1 m or higher are expected along most of southern and eastern Sicily (from Trapani to Messina) and the South-Eastern coasts of the southern Italy peninsula (from Reggio Calabria to Cantanzaro, Taranto, Brindisi and almost Bari). Travel time for waves reaching southern Italy and the south-eastern coasts of Sicily would be between 60-70 min.

Earthquakes along the southern Tyrrhenian source zone could produce low energy tsunamis. They estimated the average maximum wave height is around 0.2 m.

Waves of 0.5 m and higher would affect only few localities around the northern coast of Sicily such as Palermo, Trapani, and Milazzo. The average wave travel times to these locations would vary between 5-10 min.

The Algeria-Tunisia offshore source zone can generate tsunamis that would have a great impact on the coasts of Sardinia. The western coast of Sicily would be affected by maximum wave heights in the order of 0.5 m. Wave travel times would be in the order of 40-50 min.

Waves of 0.5 m and higher would affect only few localities around the northern coast of Sicily such as Palermo, Trapani, and Milazzo. The average wave travel times to these locations would vary between 5-10 min.

The Algeria-Tunisia offshore source zone can generate tsunamis that would have a great impact on the coasts of Sardinia. The western coast of Sicily would be affected by maximum wave heights in the order of 0.5 m. Wave travel times would be in the order of 40-50 min

Zone source près des côtes algériennes-tunisiennes

Zone source Tyrrhénienne méridionale

Zone source de l’Arc hellénique

Les résultats de la recherche indiquent que la menace plus importante sur les côtes européennes de la Méditerranée centrale et africaines pourrait provenir de tremblements de terre au long de la zone source de l’Arc hellénique. On s’attend des vagues de hauteur moyenne maximale de 1 m ou plus tout au long de la Sicile méridionale et orientale (de Trapani à Messine) et dans les côtes sud-orientales de l’Italie du sud (de Reggio de Calabre à Catanzaro, Tarant, Brindisi et Bari). Le temps de parcours pour les vagues qui peuvent rejoindre le sud de l’Italie et les côtes sud-orientales de la Sicile serait de 60-70 minutes.

Les tremblements de terre au long de la zone source Tyrrhénienne méridionale pourraient produire des tsunamis de basse intensité. Les estimes affirment que l’hauteur maximale moyenne des vagues est environ de 0,2 m. Les vagues de 0,5 m et plus devraient frapper quelque localité autour de la côte septentrionale de la Sicile, c'est-à-dire Palerme, Trapani et Milazzo. Le vagues pourraient arriver à ces localités dans un laps de temps moyen qui peut varier entre les 5 et les 10 minutes. La Zone source près des côtes algériennes-tunisiennes peut générer des tsunamis qui auraient un grave impact sur les côtes de la Sardaigne. La côte occidentale de la Sicile serait affectée par des vagues de hauteur maximale de 0,5 m et les vagues pourraient atteindre la zone en 40-50 mn.

Samedi, 12 Mai 2012
(Articles Généraux)
11. Les potentielles conséquences d’un tsunami sur une usine industrielle qui traite des matériels dangereux

Dans son rapport Potentielles conséquences d’un impact tsunami sur une usine de la côte nord-est de la Sicile, le Centre Commun de Recherche de la Commission européenne déclare que la limitation du développement industriel au long des côtes méditerranéennes sujettes aux tsunamis est très difficile à imposer car plusieurs zones dangereuses en Méditerranée sont déjà très industrialisées et qu’on peut donc décider d’accepter un certain niveau de risque dérivant des aléas rares tant qu’il ne dépasse les bénéfices découlant des activités industrielles.

La publication qui a été produite dans le cadre de TRANSFER, Risque Tsunami et Stratégies pour la région européenne financé par l’UE, a analysé deux crédibles scénarios de tsunami – un tremblement de terre sur la faille Capo Vaticano en Calabre, source de tremblement de terre et tsunami le 8 septembre 1905 qui a dévasté plusieurs villes et villages en causant plus de 500 victimes, et un glissement de terrain à Stromboli. L’étude estime les potentiels dégâts à une raffinerie et les matériels dangereux libérés par les impacts du tsunami.

Bien que les conclusions indiquent que dans les deux scénarios considérés, les conséquences d’une potentielle dispersion de matériels dangereux, d’incendies ou explosions provoqués par les tsunamis seraient probablement négligeables, le document fournit des recommandations concernant les mesures préventives et de préparation qui peuvent être entreprises afin de réduire le risque d’accidents chimiques déclenchés par un tsunami et d’atténuer leurs conséquences au cas où ils se produisent.

La recherche affirme que l’aménagement du territoire reste une incontestable solution pour éviter l’impact d’un tsunami et la limitation du développement industriel tout au long des côtes sujettes aux tsunamis limite l’aléa associé aux inondations. Les restrictions à l’utilisation du sol sont cependant difficiles à imposer aux zones déjà industrialisées. Dans la plupart des cas on a besoin de mesures supplémentaires pour protéger les installations dangereuses. Ceci signifie que l’action statique et hydrodynamique des vagues sur les structures doit être considérée dans la conception et la mise en œuvre d’une usine industrielle et des mesures de protection contre les tsunamis telles que les brise-lames au large des côtes et les barrières côtières doivent être installées afin de réduire leur force destructive. Ces barrières peuvent aussi prévenir la collision des débris avec les réservoirs et les équipements qui conservent les matériels dangereux et éviter la dispersion de substances toxiques, inflammables ou explosives.

Samedi, 12 Mai 2012
(Articles Généraux)
Devrions-nous craindre une Fukushima en Méditerranée?

En Méditerranée sont-ils possibles des tsunamis dévastateurs?

Bien que moins fréquents de ceux dans les océans Pacifique et Indien, les tsunamis en mer Méditerranée ont causé de nombreux dégâts et pertes de vies. Trois sont les raisons: la fréquence élevée de ce genre d’événement – selon l’Agence européenne pour l’environnement 200 tsunamis ont été signalés dans les 500 dernières années en Méditerranée et l’Université de Bologne a indiqué que, en moyenne, dans les quatre derniers siècles l’Italie a été frappée par 15 tsunamis tous les 100 ans –, la haute densité de population qui habite le long des côtes méditerranéennes – environ des 150 millions de personnes qui sont concentrées sur les 46.000 km du littoral, 110 millions habitent les grandes villes et presque 200 millions de touristes y arrivent chaque année – et la négligeable attention accordée au risque tsunamis dans les politiques d’aménagement du territoire.

Les tsunamis peuvent être provoqués par trois types d’événements géologiques qui causent le déplacement d’importants volumes d’eau: les tremblements de terre, les grands glissements de terrain et les activités volcaniques.

Les tremblements de terre sous-marins peuvent déformer brusquement le fond marin et donc déplacer des grandes quantités d’eau. Les tremblements de terre peuvent aussi causer la déstabilisation de grandes quantités de sédiments déposés sur les pentes côtières et sous-marines qui engendrent des énormes glissements de terrain qui déplacent des quantités élevées d’eau et provoquent un tsunami. Ces glissements de terrain peuvent avoir lieu juste après le tremblement de terre ou advenir des jours, des semaines ou bien des mois après.

Les tsunamis sont caractérisés par des importantes longueurs d’onde de vitesse approximative de 700km/h en eaux profondes où ils arrivent à générer des petites vagues (0,3 mètres) et par conséquent sont très difficiles à détecter. Les longueurs d’onde causent un ralentissement de ces vagues dans des eaux moins profondes à 100 km/h. Lorsque le tsunami rejoint la ligne côtière il porte des vagues de 30 mètres et plus.

Comment se comporte une secousse sous-marine. La profondeur marine décroît, la vitesse et l’hauteur de la vague diminuent, alors que la taille de la vague monte. (Source: Centre International d'Information sur les Tsunamis - UNESCO)

En Méditerranée, la taille de la mer et donc le bref laps de temps accordé aux possibilités d’alerte rapide, les tsunamis causent des sévères dégâts. La plupart des tsunamis enregistrés en Méditerranée se sont vérifiés dans les régions les plus actives des points de vue sismique et volcanique: mers Egée, Ionique, Tyrrhénienne, la mer de Marmara ainsi que tout au long du bord de la mer algérienne et de la chaîne montagneuse chypriote ou dans les zones en proximité des deltas des fleuves.

La prévision des tsunamis est impossible; la seule possibilité est de montrer les potentielles zones d’impact associées aux zones actives géologiquement (des points de vue sismique et volcanique). Toutefois les tremblements de terre, les éruptions volcaniques et les glissements de terrain sous-marins ne provoquent pas forcement des tsunamis.

Pour identifier quelles zones côtières méditerranéennes sont sensiblement exposées à l’aléa tsunamis, le PPRD South a collecté et examiné les résultats de plusieurs recherches, études scientifiques, simulations de tsunamis et d’évaluations du risque tsunamis en Méditerranée. En suite, sur la base des cartes du risque et des études existantes, le Programme a essayé d’estimer les risques d’accidents nucléaires ou chimiques provoqués par un tsunami. Enfin, le PPRD South a illustré les dispositions légales et les recommandations existantes pour la prévention des effets domino provoqués par des accidents tsunamis et chimiques en Méditerranée.

Index des articles

Des impressionnantes simulations vidéos montrent les potentiels impacts des tsunamis qui se propagent dans le basin Méditerranéen Récents tsunamis en Méditerranée Aléa tsunami en Méditerranée occidentale Risque tsunami en France Aléa tsunami en Méditerranée orientale L’Arc hellénique et le dévastant tremblement de terre de l’an 365 L’aléa tsunami dans le nord de la mer Egée L’aléa tsunami en Méditerranée centrale Y a-t-il des effets domino tsunami -  accident nucléaire en Méditerranée? Y a-t-il des effets domino tsunami -  accident chimique en Méditerranée?  Les potentielles conséquences d’un tsunami sur une usine industrielle qui traite des matériels dangereux  Les dispositions de la Directive Seveso II pour la prévention des effets domino tsunami- accident chimique Un document du PNUE affirme que la cause d’un accident chimique est rarement unique, généralement c’est la combinaison de différents facteurs
Jeudi, 12 Mai 2011

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