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(LIBAN)
Un jeu pour les enfants libanais : en jouant ils apprennent comment éviter les risques

“Je souhaite remercier tous ceux qui ont contribué au succès de ce projet et j’invite mes collègues à redoubler leurs efforts car on nous a confié la protection de nos peuples”. Ce sont le mots prononcés par le Général Raymond Kattar, Directeur Général de la Défense Civile libanaise, lors de son discours pendant la cérémonie en clôture du projet de sensibilisation Jeu éducatif pour les Enfants réalisé dans le cadre du Programme PPRD South qui est financé par l’Union européenne, événement organisé en décembre 2011 au Palais des Conférences de l’UNESCO de Beyrouth.

“A travers le PPRD South, l’Union européenne a fourni un don de 40.000 euros pour ce projet de conscientisation au Liban. Notre but est que ce projet, le premier de ce genre au Liban, puisse rejoindre le plus grand nombre de citoyens, notamment les enfants”, a-t-il ajouté.

L’objectif de l’événement, dernière activité prévue dans le cadre du projet libanais Jeu éducatif pour les Enfants, était la distribution – à la présence de centaines d’instituteurs, représentants du Ministère de l’Education, d’officiers de la Défense Civile et des médias – de 125.000 CD avec ce jeu, produit en langue anglaise, arabe et française et disponible même dans le site web de la Défense Civile

www.lebanesecivildefence.com/civilguardians.

Le but général du projet était la production de CD contenant un jeu électronique adressé à 125.000 enfants de 7 à 10 ans et qui seront distribué dans tous le pays. Le jeu vise à leur apprendre à éviter et réagir à la plupart des risques qu’un enfant peut se trouver à affronter (tremblements de terre, incendies, glissements de terrain, précautions en mer et en montagne, dangers liés à l’électricité, aux incendies, etc.)

Pendant son intervention, l’ambassadeur de l’UE au Liban, Angelina Eichhorst, a remercié la Défense Civile. “Pour ce qui concerne la sécurité nous sommes en vos mains” a-t-elle déclaré et a continué en ajoutant que même grâce à une petite initiative comme ce projet, nous offrons aux enfants quelque instrument pour appréhender les risques et les catastrophes et nous les aidons à transmettre ces connaissances même à leurs familles. Je suis certaine que ceci aura des conséquences positives et moi-même j’ai l’intention d’essayer à y jouer”.

Ce Jeu éducatif pour les Enfants, avec le support du Programme PPRD South, est un parmi les projets de sensibilisation qui ont été et sont encore en cours de réalisation dans 5 Pays Partenaires du Programme (Liban, Egypte, Jordanie, Monténégro et Territoire Palestinien occupé) avec budget total de 200.000 euros.

Vendredi, 06 Janvier 2012
(Articles Généraux)
12. Les dispositions de la Directive Seveso II pour la prévention des effets domino tsunami-accident chimique

Le rapport préparé par le Centre Commun de Recherche de la CE et par UNISDR intitulé Situation de la Gestion du Risque Aléa Naturel qui déclenche une Catastrophe Technologique (NATECH) affirme que bien que au niveau UE il y ait plusieurs actes légaux qui traitent du risque d’aléa naturel déclenché par des catastrophes technologiques (risque natech), la plus part à travers les dispositions qui règlent les établissements industriels qui utilisent des matériels dangereux, il n’y a pas de législation spécifique ni aucun type de ligne directrice qui s’occupe de l’évaluation et la gestion du risque natech.

Le rapport examine les interactions entre les catastrophes naturelles et les accidents technologiques concomitants, identifie les problèmes principaux de la gestion du risque natech et de la réponse aux urgences et présente une série de stratégies clé pour la réduction du risque natech.

Le principal texte légal de l’UE qui règle la prévention des accidents chimiques est la Directive Seveso II (CE/98/82). Son objectif est la: “prévention des accidents majeurs impliquant des substances dangereuses et la limitation de leurs conséquences pour l'homme et l'environnement, afin d'assurer de façon cohérente et efficace dans toute la Communauté des niveaux de protection élevés.”

Conformément à la Directive Seveso II les installations industrielles qui stockent, utilisent ou manipulent des substances dangereuses doivent entreprendre une politique de prévention des accidents majeurs, écrire et transmettre un rapport de sécurité et établir des plans d’urgence en cas de libération accidentelle de produits chimiques.

Bien que la Directive Seveso II n’ait pas de dispositions spécifiques pour la gestion du risque natech, elle demande l’analyse d’événements externes - y compris les aléas naturels - pour appliquer des mesures préventives afin de réduire la probabilité d’accidents et d’établir des mesures de préparation en cas d’accident.

Même l’article 8 de la Directive qui demande l’analyse des potentiel effets domino d’un accident majeur et l’article 12 qui demande que la prévention d’accidents chimiques et l’atténuation de leurs potentielles conséquences soient considérées dans l’élaboration des politiques d’aménagement du territoire, aborde indirectement la gestion du risque natech.

Au niveau national les pays UE ont en vigueur des règlements spécifiques pour la prévention des accidents chimiques et pour la protection des citoyens contre les impacts des aléas naturels. Cependant, le rapport du Centre Commun de Recherche et de UNISDR déclare que les mesures de gestion du risque et de réponse aux urgences mises en œuvre pour la prévention des accidents chimiques pendant le fonctionnement quotidien des usines ne garantit pas la protection contre les catastrophes naturelles à moins que celles-ci ne soient explicitement considérées et attendues 

Les pays de l’UE couverts par le rapport (Bulgarie, France, Allemagne, Italie, Portugal et Suède) ont des systèmes de reporting des accidents chimiques mais pas des natech. Ils ont des cartes des aléas naturels et peuvent avoir un inventaire des installations dangereuses mais aucun de ces documents rapporte des cartes des aléas natech.

En conclusion, tous les pays manifestent un accroissement de la sensibilisation sur les problèmes associés aux catastrophes natech et à la réduction du risque natech, et certains pays, comme l’Italie, la France et le Portugal, ont déjà entamé les procédures pour mettre en œuvre des mesures de prévention des catastrophes natech.
Jeudi, 12 Mai 2011
(Articles Généraux)
13. Un document du PNUE affirme que la cause d’un accident chimique est rarement unique, généralement c’est la combinaison de différents facteurs

Le récent document du PNUE intitulé “Un Cadre flexible pour affronter la Prévention et la Préparation aux Accidents Chimiques” déclare que pour prévenir les accidents chimiques il faut identifier et comprendre les aléas associés aux substance chimiques et leurs procédés ainsi que les potentiels scénarios qui peuvent conduire à un accident. Ces scénarios comprennent les conséquences des conditions météorologiques extrêmes ou d’événements sismiques - tremblements de terre, tsunamis, éruptions volcaniques.

Le document affirme que l’impact des conditions météorologiques extrêmes ou des événements sismiques sur les installations chimiques peut endommager l’usine ou comporter une coupure de la fourniture d’énergie ou une interruption des services. Ces conditions peuvent à leur tour provoquer des accidents chimiques. Les mécanismes de prévention proposés incluent l’évaluation attentive des lieux choisis pour les installations dangereuses qui devraient tenir compte des caractéristiques naturelles locales (fleuves qui peuvent déborder, pentes abruptes sujettes aux avalanches ou aux coulées de boue, plaines côtières exposées au risque tsunami). La construction d’installations devrait considérer aussi les potentiels aléas naturels et les conditions météorologiques prévues dans la région, y compris celles extrêmes.  Des dispositions devraient être établies pour fermer l’installation en cas d’urgence suite à des conditions naturelles extrêmes.

Ce document guide a été développé par un groupe d’experts internationaux, sous les auspices de la Division Technologie, Industrie et Economie du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (UNEP-DTIE), comme partie de son travail conformément à l’Approche Stratégique de la Gestion Internationale des Produits Chimiques (SAICM) adoptée en février 2006.

L’objectif de la SAICM est “obtenir d’ici 2020 que les produits chimiques soient utilisés et produits de façon à atténuer les effets négatifs significatifs sur la santé et sur l’environnement.” Un des domaines de travail de la SAICM est “l’élaboration de mesures de prévention et réponse pour atténuer les impacts sur l’environnement et la santé des urgences liées aux produits chimiques.”
Jeudi, 12 Mai 2011
(Articles Généraux)
Un vidéo explique le risque de crue et fournit les lignes directrices pour y réagir

Un nouveau vidéo sur le risque de crue dans la région nord-méditerranéenne vient d’être publié par le projet de recherche financé par l’Ue et intitulé "Améliorer la Préparation et la Gestion du Risque de Crues et des flux de débris" - IMPRINTS (IMproving Preparedness and RIsk maNagemenT for flash floods and debriS flow events). Ce vidéo s’adresse au grand public et explique la raison de la croissance du risque de crue dans la région ainsi que les systèmes de prévision et d’alerte en place dans l’Ue et suggère des possible mesures pour faire face à ce genre d’événements et entreprendre des actions rapides en cas d’urgence.

Voir le vidéo: http://www.imprints-fp7.eu/en/dissemination/125-flash-floods-and-debris-flows-risk-management-part-1-living-with-the-risk

Le projet de recherche IMPRINTS qui est géré par l’Espagne avec des organisations italiennes, françaises, néerlandaises et suisses conjointement à l’Institut pour l’Environnement et la Durabilité du Centre commun de recherche de la Commission européenne basé à Ispra (Italie), travaille afin d’améliorer la préparation et la gestion opérationnelle du risque en cas de crue. Le projet étudie des méthodes et des instruments innovants qui sont utiles aux agences engagées dans les urgences et qui sont chargées de la gestion du risque de crue. En particulier, le projet travaille sur le développement d’un système d’alerte rapide pour les crues sur la base du Système européen d’Alerte Inondations (European Floods Alert System - EFAS).  Le système d’alerte rapide IMPRINTS est principalement basé sur la prévision probabiliste qui se sert de données climatologiques fournies par le Consortium Cosmo. Ces données couvrent déjà la Bosnie, le Monténégro, l’Albanie, la Croatie, la Turquie de l’ouest, le nord de l’Algérie et de la Tunisie. Par conséquent, dans l’avenir, on pourrait considérer la possibilité d’étendre les résultats de IMPINTS aux autres Pays Partenaires du PPRD South.

Dimanche, 13 Février 2011
(Articles Généraux)
Haïti 2010 : catastrophe de l’ingénierie.  “Après tout les responsables des décès de 220,000 personnes étaient les immeubles et non pas le tremblement de terre”. Peter Haas

Le PPRD South a reçu le lien de ce remarquable vidéo par  M. Sálvano Briceño, Directeur du Secrétariat de la Stratégie Internationale pour la Prévention des Catastrophes (UNISDR).  “Ce vidéo- dit-il- montre très bien le principal problème lié au tremblement de terre qui doit être affronté : la sûreté des immeubles. Il s’agit de Haïti mais il est applicable à toutes les zones urbaines pauvres  du monde”.

M. Briceño conseille de concentrer le prochain atelier du PPRD South sur les tremblements de terre sur cette question de réduction du risque fondamentale et urgente.

Dans ce vidéo Peter Haas déclare "Celle d’Haïti n’était pas une catastrophe naturelle. C’était une catastrophe d’ingénierie". Le pays en en pleine reconstruction après la secousse mortelle de janvier dernier, mais est-ce que les vielles et mauvaises pratiques de construction sont en train de créer une autre bombe à retardement ? AIDG, le groupe de Haas, aide les constructeurs haïtiens à apprendre les pratiques de construction et d’ingénierie plus modernes afin de rebâtir brique après brique le pays.

Regardez le vidéo (en anglais avec soustitrage en français): http://www.ted.com/talks/peter_haas_haiti_s_disaster_of_engineering.html
Mercredi, 27 Octobre 2010
(Articles Généraux)
Dossier special - A quel point est-on quant’ aux standards sur les bâtiments antisismiques en Méditerranée ?

Le cas Néozélandais

Dimanche 4 septembre à 4 :35 du matin, la ville de Christchurch en Nouvelle Zélande a été frappée par un violent tremblement de terre classifié à 7.1 de l’échelle Richter, un secousse ayant un pouvoir destructeur similaire à celui de janvier 2010 à Haïti.  La Nouvelle Zélande n’a compté aucun décès, seulement deux personnes ont été sérieusement blessées bien que presque un millier de maisons aient été affectées par le tremblement de terre.  Le montant total des coûts relatifs aux dégâts estimés initialement s’élevaient à moins de 2 milliards d’euros (alors que celui de Haïti était estimé à 9 milliards d’euros, à L’Aquila à 12 milliards et au Chili entre le 15 et le 20 milliards d’euros). Deux jours après la catastrophe, seulement 200 personnes étaient encore installées dans des abris d’urgence.

Une parmi les raisons de ces quantités relativement basses de dégâts et du bas nombre de victimes est le haut niveau des standards de construction appliqué par le pays. Suite au violent tremblement de terre de Napier qui a frappé la Nouvelle Zélande en 1931 et a causé 256 morts et milliers de blessés, le pays a institué un système d’assurance pour couvrir les dégâts causés par ces catastrophes ainsi qu’une commission nationale chargée de définir les standards de construction pour réduire l’impact des tremblements de terre. Ces standards ne sont pas restés lettre morte. Un fond spécial a été crée pour supporter l’application du nouveau code de construction. Bien que pendant plus de 70 ans aucun tremblement de terre ait frappé le pays, ce code de construction antisismique a été développé ultérieurement et rigoureusement appliqué dans tout le pays.

Quelle est la situation des codes antisismiques dans l’UE?

Pour atteindre des niveaux de sécurité des constructions plus homogènes en Europe, en 2003 la Commission européenne a publié une recommandation sur l’application et l’utilisation des Eurocodes. Les Eurocodes sont une série de codes de conception européens pour les travaux de construction et l’ingénierie civile. Crées et développés tout au long de ces dernières 30 années, ces codes sont conçus pour satisfaire les conditions essentielles de résistance, stabilité et sûreté en cas d’incendie ou de tremblement de terre. Les Etats Membres sont encouragés à adopter, promouvoir et contribuer au développement des Eurocodes qui sont obligatoires pour les travaux publics européens et deviendront bientôt un standard de référence même pour le secteur privé en Europe et dans le monde entier. L’Eurocode 8 en particulier explique comment construire des bâtiments et des structures d’ingénierie civile parasismiques.

Les Etats Membres sont actuellement en train d’incorporer les Eurocodes dans les législations nationales à travers la définition des Standards et des Annexes Nationaux.

Et la situation Méditerranéenne?

Pour encourager la coopération scientifique et technique afin d’améliorer les standards de conception structurelle et l’harmonisation des produits de construction entre les Pays Partenaires Méditerranéens et les Etats Membres de l’Union européenne, la Commission européenne a organisé en novembre 2006 un atelier intitulé “EUROCODES: Construire l’avenir de la Zone Euro-Méditerranéenne” en collaboration avec le  Programme de l’OTAN  ”La Science pour la Paix et la Sécurité”.

Pendant l’atelier l’attention s’est concentrée sur l’amélioration de la sûreté des constructions et notamment sur la contribution donnée par les standards modernes de conception sismique à l’atténuation des risques liés aux tremblements de terre. L’atelier a vu la participation de représentants de haut niveau des Autorités nationales de Protection Civile, des Organismes nationaux pour la standardisation, des Académies et de l’Industrie provenant d’Algérie, Egypte, Jordanie, Liban, Maroc, Tunisie et Albanie.

Pendant l’atelier on a passé en revue la situation spécifique de ces pays Méditerranéens à propos de la disponibilité de lignes directrices pour la conception antisismique ainsi que leurs besoins techniques afin de réduire les lacunes existantes par rapport à l’Union européenne dans les principes et les conditions pour atteindre la sûreté, la fonctionnalité et la durabilité des structures.

L’atelier a conclu que:

Dans quelque pays Méditerranéens les Eurocodes sont déjà utilisés, Plusieurs pays Méditerranéens ont prévu leur application directe, Une série de sociétés qui participent à des projets internationaux de construction utilisent les Eurocodes, Quelque université fournit des cours sur les Eurocodes, Les programmes de coopération de l’UE et de l’OTAN pourraient être la meilleure option pour financer la coopération scientifique et technique afin de réduire les lacunes existantes dans la conception antisismique et les standards de construction

Faits marquants concernant les standards pour la construction antisismique  dans quelque pays Méditerranéen – conformément aux présentations fournies lors de l’atelier Eurocodes 2006 et aux rapports nationaux pour le Cadre d’Action de Hyogo

 

 

 

 

 

 

 

Le premier code national algérien pour la conception de bâtiments résistants aux tremblements de terre est entré en vigueur en 1983 et a été conçu suite au tremblement de terre de El Asnam en 1980 (magnitude 7.3). Avant cette date l’Algérie appliquait le code de construction français mais sans aucune disposition spécifique pour les bâtiments parasismiques. Le code de 1980 se basait sur le code américain et a été revu en 1988, en 1999 et en 2003 après le dévastant tremblement de terre de Boumerdes.

Toutes ces révisions ont été apportées en tenant compte des standards Eurocode. En 2003 l’Algérie a rédigé une nouvelle cartographie sismique  du pays qui a amplifié la zone considérée hautement sismique  a limité l’utilisation, dans cette zone,  de charpentes en béton armé aux bâtiments de plus de deux étages et a fortement recommandé l’utilisation de murs “perpendiculaires”.

Les difficultés rencontrées en Algérie dans l’incorporation des Eurocodes pour les standards nationaux de construction concernaient les matériaux de haute qualité requis qui ne sont pas facilement disponibles en Méditerranée. De plus, les Eurocodes ont été développés en considérant les conditions de construction des pays européens qui ne tiennent pas compte des problèmes techniques typiques des pays Méditerranéens, comme par exemple les caractéristiques du sol. 

Lors de l’atelier de 2006, l’Algérie a demandé une amélioration de la coopération technique avec l’UE pour l’adaptation des dispositions de l’Eurocode 8 aux caractéristiques du secteur des constructions méditerranéen afin de l’incorporer effectivement  dans les standards nationaux de construction.

 

Après le tremblement de terre d’ Al Hoceima (février 2004), le Maroc a crée un Comité National d’Ingénierie Sismique  pour assurer l’application des conditions de résistance aux tremblements de terre dans la réglementation nationale sur les constructions qui est entrée en vigueur en 2000.

Conformément à une enquête de 2005, la plupart des ingénieurs et architectes marocains n’appliquaient pas la réglementation marocaine sur les bâtiments antisismiques. Le 72% des propriétaires ont refusé de respecter ce règlement. Le 55% des études techniques et des bureaux d’ingénierie ne l’ont pas du tout appliqué ou seulement occasionnellement.  Le 50% d’entre eux n’ont jamais fait des calcules antisismiques, le 98% ne peuvent pas le faire et seulement un 2% a les moyens pour les faire.  Ces résultats étaient dus principalement à l’insuffisance de formation des ingénieurs et des architectes sur l’application du règlement et à l’inadéquation de leurs instruments informatiques.

 

En Egypte le premier code de construction est entré en vigueur en 1964, bien que la première règlementation sur les constructions complète et couvrant les structures en béton armé, la mécanique du sol et des fondations et des réseaux électriques dans les bâtiments ait été publiée qu’en 1980. Les dispositions des calculs des effets sismiques sur les bâtiments et les ponts dans le code de construction égyptien ont été complètement mises à jour en 2001 et 2006 en tenant compte même de l’Eurocode 8. Conformément au nouveau code de construction, l’Egypte est divisé en cinq zones sismiques. Dans les zones 4 et 5 les maçonneries non armées sont interdites et l’emploi de béton armé est fortement conseillé avec des murs en maçonnerie.

Pendant l’atelier de 2006 l’Egypte a manifesté son intérêt à coopérer avec les partenaires européens pour le développement et une meilleure application des codes et des standards concernant l’industrie de la construction.

 

La Tunisie a adopté le code français sur les constructions parasismiques qui est utilisé régulièrement par les architectes et les ingénieurs pendant la conception de nouveaux bâtiments. Ce code est en général conforme aux dispositions de l’Eurocode 8 qui est actuellement enseigné par les Universités nationales. Lors de l’atelier de 2006, la Tunisie a souligné son intérêt à passer à l’adoption complète de l’Eurocode 8  à condition que l’UE fournisse formation et support technique afin de faciliter l’incorporation complète des divers aspects spécifiques liés au contexte national de construction.

 

En Albanie, en 2006,  les conditions structurelles de conception étaient encore basées sur la version du code national de 1989.  Les années entre 1985 et 2005 ont été caractérisées par une urbanisation rapide et un “boom” incontrôlé du secteur des bâtiments accompagnés par la construction de nombreux bâtiments abusifs.  A cet égard, considérant la haute sismicité du pays, a émergé le besoin urgent de réviser et mettre à jour les Règlements sur les Constructions. Malgré la croissance attendue des coûts de construction, l’adoption des Eurocodes était considérée le meilleur moyen pour atteindre cet important objectif. Les possibles avantages découlant de la réduction des dommages en cas de tremblement de terre étaient considérés une raisonnable motivation pour procéder vers cette direction. Le pays a demandé le support technique et financier de l’UE pour appliquer les Eurocodes, notamment pour la préparation des Annexes Nationaux dans un format adéquat. L’adoption et la mise en application des Eurocodes ont été planifiées à travers un programme de séminaires et de publications techniques visant à aider les juristes dans leur application de cette nouvelle disposition réglementaire.

 

En Monténégro l’UE a récemment financé avec 700,000 euros un projet pour “atteindre davantage de sûreté et de qualité technique des constructions” afin de créer les conditions préalables pour harmoniser les règlements et les standards nationaux d’analyse et de conception structurelles à ceux de l’UE. Le projet finance également le développement des capacités nationales pour l’adoption, l’application et la mise en œuvre de ces règlements et de ces standards.

 

La Croatie a commencé à appliquer les Eurocodes en 1998. Ces codes ont été introduits dans les programmes de formation d’ingénierie structurelle des université croates, traduites en langue croate et appris aux professionnels du pays. Les Documents d’Application Nationaux pertinents et leurs Annexes ont été préparés en spécifiant certaines particularités et standards nationaux (notamment pour la cartographie du risque sismique) dans les zones où les standards européens n’étaient pas disponibles ou considérés non appropriés.

Le développement des annexes nationaux était la tâche plus onéreuse, notamment pour l’Eurocode  8 car le 92% du territoire croate est à risque sismique ce qui n’est pas le cas pour la plupart des autres pays européens.

 

En Israël le premier code parasismique a été introduit en 1975. Le code “Conception des dispositions pour les structures parasismiques” a été fréquemment mis à jour et la version 2004 a introduit les lignes directrices pour l’évaluation de la résistance aux séismes et pour le renforcement des structures existantes.  

Bien que le code soit obligatoire, le pays a fait très peu pour sa mise en application. Le fait qu’aucun tremblement de terre important ait frappé Israël dans les dernières décennies a contribué à détourner l’attention de cet important aspect finalisé à réduire l’impact des tremblements de terre.

 

La Jordanie a publié en 1990 son premier code national de construction et de prévention des incendies. Les dispositions concernant le risque sismique n’ont été intégrées que récemment et se référent seulement à la construction de nouveaux bâtiments. Les dispositions liées à la consolidation des vieux bâtiments doit encore être développée.

 

En Syrie, le premier code parasismique a été approuvé en 1995. Afin de réduire les conséquences négatives des tremblements de terre, le code est encore en cours de développement.

  

La Turquie a revu son code de conception sismique en 1968, 1975, 1998 et 2007 conformément aux standards internationaux plus avancés. Bien que la Turquie ait déjà vécu des tremblements de terre aux conséquences catastrophiques, la conviction est que celles-ci ne soient pas engendrées par la faiblesse des codes mais par l’application insuffisante des codes de conception parasismique : des inadéquates pratiques de construction  et des inspections insuffisantes.

En Turquie les municipalités surveillent l’application des codes de conception et construction des bâtiments mais elles ne sont équipées pour satisfaire cette importante tâche.

Après les tremblements de terre de 1999 le gouvernement a ratifié une nouvelle loi qui permet la concession de contrats aux sociétés privées pour la surveillance de l’application correcte des codes de construction des bâtiments.

Toujours après les tremblements de terre de 1999, en tenant compte de l’existence de nombreux bâtiments qui n’ont pas été construits conformément aux codes parasismiques et qui étaient sur le point d’être hautement vulnérables en termes de potentiels dégâts dus aux séismes, le Ministère des Travaux Publics et des Logements a établi une commission pour qu’elle révise le Code de Conception Sismique  de la Turquie et pour qu’elle ajoute un nouveau chapitre sur l’évaluation de la sûreté sismique et la consolidation des structures existantes.

 

L’application de l’Eurocode 8 en Italie était plutôt difficile à cause de la présence, dans les zones sismiques, d’immeubles en maçonnerie et de la haute concentration de patrimoine culturel dans les centres historiques. Les progrès des niveaux de sûreté  pour ces immeubles a été traitée en considérant leur importance artistique et culturelle. Cependant ces aspects n’étaient pas prévus par l’Eurocode 8 contrairement au Code italien dont les standards et les règles sont plus avancés de la réglementation communautaire. Ceci est le résultat de l’expérience italienne dans les événements sismiques.

Le problème des zones sismiques ayant une haute quantité d’immeubles en maçonnerie n’est pas uniquement italien, mais probablement commun à la plupart des pays méditerranéens. Pour cette raison le développement des Annexes italiens à l’Eurocode 8 peut représenter un important exemple  pour les autres pays de la région. L’expérience italienne sur l’adoption de l’Eurocode 8 est décrite  dans la publication en ligne “Eurocode 8 Perspectives from the Italian Standpoint Workshop” (en anglais) et peut faire l’objet d’action d’assistance technique de la part du PPRD South dans les Pays Partenaires éventuellement intéressés.
Lundi, 11 Octobre 2010
(ALGERIE)
Journées de sensibilisation sur les dangers de la mer sur les plages de la wilaya d’Alger

En préparation à la saison de baignade en mer 2010 la direction de la Protection Civile de la wilaya d'Alger a organisé des journées de prévention et de sensibilisation sur les dangers de la mer qui se sont tenues directement dans les plages à grand affluence situées dans les quartiers populaires de la capitale algérienne. Ces journées de sensibilisation - a souligné le commandant Kettab Azzedine -  visaient à « faire prendre conscience aux estivants  des dangers de la mer et à réduire les cas de noyade enregistrés chaque  saison estivale ». 

L’ initiative s’inscrit dans le cadre d’une grande campagne de prévention et sensibilisation lancée par la direction de la Protection Civile de la wilaya. « On a organisé des journées d'information et des portes ouvertes dans les écoles, les universités, les instituts et même au niveau des maisons de culture. Il y a eu également des campagnes de sensibilisation ci et là, à travers, entre autres, les médias. Mais pour les journées de sensibilisation c’était different, nous avons travaillé en contact direct avec les estivants pour leur apprendre les risques desquels ils pourront être victimes dans les plages », a affirmé le lieutenant Bakhti Sofiane, chef du bureau des statistiques et chargé de la communication au niveau de la direction de la Protection Civile de la wilaya d’Alger. 

Une trentaine d'agents, officiers, sous-officiers et médecins de la Protection Civile ont été chargés d'expliquer aux estivants les « interdits » qu'ils doivent éviter impérativement lorsqu'ils se trouvent dans les plages.  Il s'agit notamment des risques d’une baignade après une longue exposition au soleil (hydrocution et choc thermique), d'insolation et d’autres coups de soleil, plus particulièrement entre 12 et 16 h, des dangers de baignade après un repas copieux, des dangers de baignade nocturne ou encore des risques causés par un effort physique avant la baignade. En outre, ont été distribués aux estivants des dépliants portant des consignes à suivre en cas de dangers. « On vise avant tout à faire circuler l'information car on sait que beaucoup de dangers sont méconnus dans l'esprit des estivants hormis peut être les noyades en elles mêmes. On compte donc mettre à profit ce genre d'actions pour faire passer le message, inculquer la culture de la prévention et pourquoi pas impliquer les estivants dans ce sillage en les transformant de spectateurs à acteurs actifs », souhaite le lieutenant Bakhti Sofiane.Les premiers résultats de cette initiative sont tout à fait encourageants. Dans les mois de juin et juillet 2010 le nombre de noyades dans les plages de la capitale a baissé du 50% par rapport à la même période de l'année dernière ne dépassant pas les cinq cas, a indiqué le lieutenant Bakhti Sofiane. De ces cinq cas un a été enregistré au niveau des rochers de Bordj El-Kiffan, une plage pas surveillée parce-que interdite à la baignade et quatre dans des plages autorisées à la baignade mais en dehors des heures de surveillance. Par ailleurs, les agents de la Protection Civile présents au niveau  des 59 plages autorisées à la baignade de la wilaya d'Alger ont effectué 2911  interventions permettant de sauver la vie à "1365 estivants et de porter secours  à 1470 autres".

Le bilan de noyades dans les mois de juin et juillet 2010 au niveau national en Algérie se confirme assez lourd. 77 personnes ont péri noyées en mer et 69 autres dans des barrages et des oueds au niveau national, a indiqué la Direction Générale de la Protection Civile. Parmi les 77 personnes qui ont péri noyées dans 352 plages au niveau national, 49 cas sont survenus dans des plages interdites à la baignade, a déclaré au quotidien « L’Expression » le lieutenant Nassim Bernaoui de la cellule de communication à la Direction Générale de la Protection Civile.

Le majorité de noyades a été enregistré dans les wilayas d'Oran et de Skikda (13 noyades chacune) suivies par la wilaya de Mostaganem. Pas moins de 60 millions d'estivants ont fréquenté les plages algériennes dans les mois de juin et juillet 2010, nécessitant 34.883 interventions des agents de la Protection Civile qui ont réussi à sauver 19.148 personnes et porter secours à plus de 13.000 autres.

Lundi, 27 Septembre 2010
(Articles Généraux)
Atelier de formation du PPRD South sur “Information en cas d’Urgence et Sensibilisation”

Cliquez ici pour accéder à la page web de l'événementLe Programme sur la Prévention, la Préparation et la Réponse aux Désastres Naturels et Humains (PPRD South) qui est financé par l’UE, organise son quatrième atelier régional de formation sur l’“Information en cas d’Urgence et Sensibilisation” qui aura lieu à Amman, en Jordanie, du 5 au 8 juillet 2010.

Jeudi, 01 Juillet 2010

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