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(Articles Généraux)
11. Les potentielles conséquences d’un tsunami sur une usine industrielle qui traite des matériels dangereux

Dans son rapport Potentielles conséquences d’un impact tsunami sur une usine de la côte nord-est de la Sicile, le Centre Commun de Recherche de la Commission européenne déclare que la limitation du développement industriel au long des côtes méditerranéennes sujettes aux tsunamis est très difficile à imposer car plusieurs zones dangereuses en Méditerranée sont déjà très industrialisées et qu’on peut donc décider d’accepter un certain niveau de risque dérivant des aléas rares tant qu’il ne dépasse les bénéfices découlant des activités industrielles.

La publication qui a été produite dans le cadre de TRANSFER, Risque Tsunami et Stratégies pour la région européenne financé par l’UE, a analysé deux crédibles scénarios de tsunami – un tremblement de terre sur la faille Capo Vaticano en Calabre, source de tremblement de terre et tsunami le 8 septembre 1905 qui a dévasté plusieurs villes et villages en causant plus de 500 victimes, et un glissement de terrain à Stromboli. L’étude estime les potentiels dégâts à une raffinerie et les matériels dangereux libérés par les impacts du tsunami.

Bien que les conclusions indiquent que dans les deux scénarios considérés, les conséquences d’une potentielle dispersion de matériels dangereux, d’incendies ou explosions provoqués par les tsunamis seraient probablement négligeables, le document fournit des recommandations concernant les mesures préventives et de préparation qui peuvent être entreprises afin de réduire le risque d’accidents chimiques déclenchés par un tsunami et d’atténuer leurs conséquences au cas où ils se produisent.

La recherche affirme que l’aménagement du territoire reste une incontestable solution pour éviter l’impact d’un tsunami et la limitation du développement industriel tout au long des côtes sujettes aux tsunamis limite l’aléa associé aux inondations. Les restrictions à l’utilisation du sol sont cependant difficiles à imposer aux zones déjà industrialisées. Dans la plupart des cas on a besoin de mesures supplémentaires pour protéger les installations dangereuses. Ceci signifie que l’action statique et hydrodynamique des vagues sur les structures doit être considérée dans la conception et la mise en œuvre d’une usine industrielle et des mesures de protection contre les tsunamis telles que les brise-lames au large des côtes et les barrières côtières doivent être installées afin de réduire leur force destructive. Ces barrières peuvent aussi prévenir la collision des débris avec les réservoirs et les équipements qui conservent les matériels dangereux et éviter la dispersion de substances toxiques, inflammables ou explosives.

Samedi, 12 Mai 2012
(Articles Généraux)
9. Un effet domino tsunami - accident nucléaire est-il possible en Méditerranée?

En comparant les cartes produites par l’Observatoire en Réseau de l'Aménagement du Territoire Européen (ORATE) qui montrent l’aléa tsunami et l’aléa nucléaire dans les pays européens, nous pouvons conclure que le risque d’effet domino tsunami - accident nucléaire en Méditerranée est plutôt négligeable.

Puisque aucun des Pays Partenaires du PPRD South a des centrales nucléaires et que les centrales qui se trouvaient en Italie ont été fermées il y a désormais plus de 20 ans, la seule centrale nucléaire active sur les côtes méditerranéennes est en Catalogne (Espagne). Cependant cette centrale est installée dans une zone à bas aléa tsunami. 

L’ORATE a travaillé du 2002 au 2006 à la préparation d’études sur différents thèmes concernant les politiques d’aménagement et de développement du territoire. Le projet ESPON “Spatial effects and management of natural and technological hazards in general and in relation to climate change" (Effets sur le territoire et gestion des aléas naturels et technologiques en général et en relation au changement climatique) s’est concentré sur la caractérisation des aléas ainsi que sur la définition du profil du risque pour les territoires de l’UE afin de permettre une meilleure compréhension et gestion des risques et de faciliter ainsi des réponses et des politiques adéquates. 

La situation change radicalement si nous considérons un possible effet domino tsunami-accident chimique.

Jeudi, 12 Mai 2011
(Articles Généraux)
10. Un effet domino tsunami - accident chimique est-il possible en Méditerranée?

Le Plan d’Action pour la Méditerranée (PAM) du PNUE déclare que plus de 200 installations pétrolochimiques et énergétiques, industries chimiques et usines de chlore qui stockent et manipulent des matériels dangereux sont localisées tout au long de la côte méditerranéenne.

Les installations industrielles qui se trouvent sur les parties du littoral sujettes à l’aléa tsunami peuvent être à risque d’impact et endommagement tsunami et, si elles utilisent des matériels dangereux, ceux-ci peuvent être libérés et dispersés accidentellement dans l’environnement.

Selon l’étude du Centre Commun de Recherche de la CE intitulée “Evaluation du Risque Tsunami dans une raffinerie de l’Italie du sud”, les incendies dans une raffinerie déclenchés par le tremblement de terre et le tsunami de 1964 à Niigata au Japon peuvent servir comme exemple d’effets catastrophiques lorsque un tsunami affecte une zone hautement industrialisée et urbanisée.

Pendant cet événement, un tsunami de 4 m fut déclenché par un tremblement de terre de M 7,5 qui a initialement provoqué des incendies dans cinq réservoirs et par conséquent des déversements accidentels d’hydrocarbures dans deux raffineries à Niigata. Le tsunami a frappé l’usine déjà atteinte par le tremblement de terre en provoquant:

des dégâts additionnels aux réservoirs et dans les équipements de traitement de l’usine à cause de la collision avec des objets emportés et par les forces hydrodynamiques déclenchées par le tsunami, la dispersion d’hydrocarbures causée par le flux du tsunami vers le port et vers les terres inondées, la dispersion de pétrole brut par les eaux et le conséquent incendie étendu aux autres parties de l’usine, la dispersion du pétrole brut incendié et emporté par les eaux vers les zones résidentielles et la destruction de 286 habitations par le feu.

The projet ESPON (European Spatial Planning Observation Network) a produit des cartes de la côte méditerranéenne européenne qui montrent l’aléa d’accident majeur causé par des substances dangereuses et les hydrocarbures comme aléas technologiques pour les pays européens. En comparant ces cartes avec la carte d’aléa tsunami générale nous pouvons constater que nombreuses zones côtières européennes en Méditerranée sont exposées soit aux aléas tsunamis soit aux aléas chimiques.

  

 

 

Jeudi, 12 Mai 2011
(Articles Généraux)
12. Les dispositions de la Directive Seveso II pour la prévention des effets domino tsunami-accident chimique

Le rapport préparé par le Centre Commun de Recherche de la CE et par UNISDR intitulé Situation de la Gestion du Risque Aléa Naturel qui déclenche une Catastrophe Technologique (NATECH) affirme que bien que au niveau UE il y ait plusieurs actes légaux qui traitent du risque d’aléa naturel déclenché par des catastrophes technologiques (risque natech), la plus part à travers les dispositions qui règlent les établissements industriels qui utilisent des matériels dangereux, il n’y a pas de législation spécifique ni aucun type de ligne directrice qui s’occupe de l’évaluation et la gestion du risque natech.

Le rapport examine les interactions entre les catastrophes naturelles et les accidents technologiques concomitants, identifie les problèmes principaux de la gestion du risque natech et de la réponse aux urgences et présente une série de stratégies clé pour la réduction du risque natech.

Le principal texte légal de l’UE qui règle la prévention des accidents chimiques est la Directive Seveso II (CE/98/82). Son objectif est la: “prévention des accidents majeurs impliquant des substances dangereuses et la limitation de leurs conséquences pour l'homme et l'environnement, afin d'assurer de façon cohérente et efficace dans toute la Communauté des niveaux de protection élevés.”

Conformément à la Directive Seveso II les installations industrielles qui stockent, utilisent ou manipulent des substances dangereuses doivent entreprendre une politique de prévention des accidents majeurs, écrire et transmettre un rapport de sécurité et établir des plans d’urgence en cas de libération accidentelle de produits chimiques.

Bien que la Directive Seveso II n’ait pas de dispositions spécifiques pour la gestion du risque natech, elle demande l’analyse d’événements externes - y compris les aléas naturels - pour appliquer des mesures préventives afin de réduire la probabilité d’accidents et d’établir des mesures de préparation en cas d’accident.

Même l’article 8 de la Directive qui demande l’analyse des potentiel effets domino d’un accident majeur et l’article 12 qui demande que la prévention d’accidents chimiques et l’atténuation de leurs potentielles conséquences soient considérées dans l’élaboration des politiques d’aménagement du territoire, aborde indirectement la gestion du risque natech.

Au niveau national les pays UE ont en vigueur des règlements spécifiques pour la prévention des accidents chimiques et pour la protection des citoyens contre les impacts des aléas naturels. Cependant, le rapport du Centre Commun de Recherche et de UNISDR déclare que les mesures de gestion du risque et de réponse aux urgences mises en œuvre pour la prévention des accidents chimiques pendant le fonctionnement quotidien des usines ne garantit pas la protection contre les catastrophes naturelles à moins que celles-ci ne soient explicitement considérées et attendues 

Les pays de l’UE couverts par le rapport (Bulgarie, France, Allemagne, Italie, Portugal et Suède) ont des systèmes de reporting des accidents chimiques mais pas des natech. Ils ont des cartes des aléas naturels et peuvent avoir un inventaire des installations dangereuses mais aucun de ces documents rapporte des cartes des aléas natech.

En conclusion, tous les pays manifestent un accroissement de la sensibilisation sur les problèmes associés aux catastrophes natech et à la réduction du risque natech, et certains pays, comme l’Italie, la France et le Portugal, ont déjà entamé les procédures pour mettre en œuvre des mesures de prévention des catastrophes natech.
Jeudi, 12 Mai 2011
(Articles Généraux)
13. Un document du PNUE affirme que la cause d’un accident chimique est rarement unique, généralement c’est la combinaison de différents facteurs

Le récent document du PNUE intitulé “Un Cadre flexible pour affronter la Prévention et la Préparation aux Accidents Chimiques” déclare que pour prévenir les accidents chimiques il faut identifier et comprendre les aléas associés aux substance chimiques et leurs procédés ainsi que les potentiels scénarios qui peuvent conduire à un accident. Ces scénarios comprennent les conséquences des conditions météorologiques extrêmes ou d’événements sismiques - tremblements de terre, tsunamis, éruptions volcaniques.

Le document affirme que l’impact des conditions météorologiques extrêmes ou des événements sismiques sur les installations chimiques peut endommager l’usine ou comporter une coupure de la fourniture d’énergie ou une interruption des services. Ces conditions peuvent à leur tour provoquer des accidents chimiques. Les mécanismes de prévention proposés incluent l’évaluation attentive des lieux choisis pour les installations dangereuses qui devraient tenir compte des caractéristiques naturelles locales (fleuves qui peuvent déborder, pentes abruptes sujettes aux avalanches ou aux coulées de boue, plaines côtières exposées au risque tsunami). La construction d’installations devrait considérer aussi les potentiels aléas naturels et les conditions météorologiques prévues dans la région, y compris celles extrêmes.  Des dispositions devraient être établies pour fermer l’installation en cas d’urgence suite à des conditions naturelles extrêmes.

Ce document guide a été développé par un groupe d’experts internationaux, sous les auspices de la Division Technologie, Industrie et Economie du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (UNEP-DTIE), comme partie de son travail conformément à l’Approche Stratégique de la Gestion Internationale des Produits Chimiques (SAICM) adoptée en février 2006.

L’objectif de la SAICM est “obtenir d’ici 2020 que les produits chimiques soient utilisés et produits de façon à atténuer les effets négatifs significatifs sur la santé et sur l’environnement.” Un des domaines de travail de la SAICM est “l’élaboration de mesures de prévention et réponse pour atténuer les impacts sur l’environnement et la santé des urgences liées aux produits chimiques.”
Jeudi, 12 Mai 2011
(LIBAN)
Cours de formation en Recherche et Secours dans le cadre de la coopération franco-libanaise
Suite à la Guerre du Liban de 2006 qui a causé la mort de 1,000 personnes dans le pays et a sérieusement endommagé l’infrastructure civile nationale, la direction Générale de Protection Civile libanaise a demandé support au "Programme Euro-Méditerranéen de Protection Civile" qui à l’époque de sa deuxième phase était coordonné par la France, pour dresser une évaluation compréhensive des nécessités afin de mieux répondre aux urgences en temps de guerre et de paix.
Vendredi, 14 Mai 2010
(Articles Généraux)
Le long chemin vers le redressement : les réactions des communautés aux catastrophes industrielles

Cette publication de 1996 de l’Université des Nations Unies (UNU), examine les réactions des communautés aux différentes catastrophes technologiques qui, loin d’être routinières, révèlent leur nature  "surprenante". Ces catastrophes produisent des conséquences sans précédents qui émergent plus vite et sont plus durables que jamais. Cette conclusion est le résultat d’études de cas à long terme concernant sept catastrophes industrielles bien connues et qui se sont produites entre 1949 et 1989.

Vendredi, 26 Mars 2010
(CE, EM, OI)

La directive du Conseil 96/82/CE du 9 décembre 1996, connue aussi comme la Directive Seveso II, est une loi de l’Union Européenne  visant la prévention et la surveillance des accidents majeurs causés par les substances dangereuses.

L’accident "Seveso" advint en 1976 dans l’usine chimique à Seveso, en Italie, qui produisait des pesticides et herbicides. L’explosion d’un réacteur de l’usine dégageât un nuage dense contenant tetrachlorodibenzoparadioxine (TCDD).

Mardi, 23 Février 2010

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